mercredi 20 septembre 2017

Rogers Broders, le voyage

Le Musée de l'Affiche de Toulouse (MATOU) rouvre ses portes le 21 avril, rénové et agrandi, après deux ans de fermeture. Il présente à cette occasion la toute première exposition consacrée au français Roger Broders.
"On passe, on voit, on enregistre", disait-il à propos de l’affiche touristique. À l’occasion de sa réouverture le MATOU présente jusqu’au 27 août, la toute première exposition consacrée au français Roger Broders (1883-1953). Ce diplômé des Arts-Déco de Paris fut l’un des affichistes les plus doués de sa génération. Son travail est indissociable de la société de la compagnie des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée (PLM) qui lui commanda plus d’une centaine d’affiches entre 1925 et 1935. Des affiches, porteuses de rêves et d’émotions, qui se distinguent par des lignes simples, des aplats de couleurs vives combinés à une perspective graphique et des mises en pages originales mettant en valeur, au second plan, un paysage de montagnes, de villages ou de bords de mer.
"Les affiches de Broders sont le reflet des courants picturaux de l’époque tels que le cubisme, le futurisme ou le constructivisme. Avec sa géométrisation des formes et des silhouettes, ses audaces chromatiques, il va en révolutionner le style" explique la directrice du musée. En 1925, l’affichiste opère un véritable tournant dans sa production en abandonnant peu à peu la dimension illustrative pour une démarche plus "graphique". "Il va changer sa signature au profit d’une écriture en bâton plus sobre et créer une typographie différente pour chaque affiche". Son souci du détail l’amena même à passer une nuit au refuge du col du Grand-Saint-Bernard, en Suisse, avant d’en réaliser le dessin. Calvi, Marseille, Besançon, les Alpes… Les affiches de Broders nous invitent au voyage et à l’ailleurs. Quatre-vingt-dix ans plus tard, la magie opère toujours !

Derniers articles