dimanche 23 septembre 2018

Harcelez-moi, passez sur mon corps, ….

Après une longue hésitation, nous allons nous arrêter aujourd’hui sur un tableau réalisé par le britannique John William Waterhouse, tableau qui a fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines. Si vous n’êtes pas au courant, sachez que Hylas et les nymphes exposé à la Manchester Art Gallery, a été retiré et remplacé par une affiche avec des commentaires sur la représentation du corps des femmes dans l'art, ceci dans le but de lancer un débat sur le sexisme. Il a depuis été remis à sa place.
« Cette galerie présente le corps des femmes soit en tant que "forme passive décorative" soit en tant que "femme fatale". Remettons en cause ce fantasme victorien! Cette galerie existe dans un monde traversé par des questions de genre, de race, de sexualité et de classe qui nous affectent tous. Comment les oeuvres d'art peuvent-elles nous parler d'une façon plus contemporaine et pertinente? »

Loin de vouloir rentrer dans une quelconque polémique nous voudrions, sur fantasleria.fr, simplement indiquer qu’il est peut être intéressant de noter que dans cet épisode de la légende des Argonautes, les nymphes sont tout sauf des femmes passives ou fatales. En effet Dryope et ses sœurs, les nymphes de Pégae, s'étaient éprises d'Hylas, jeune homme à la beauté quasi-divine. Eh oui déjà à l’époque, le culte de l’image et du corps avait son importance ! Aussi, alors qu’il était allé chercher de l'eau à la mare des Pèges et le voyant se pencher sur leur mare, les nymphes aux airs innocents et aux … jolies formes, l’attirèrent pour s’emparer de lui, tout ça sans se soucier de savoir si celui-ci était consentant. Bref, il paraît qu’elles l’emmenèrent vivre avec elles dans une grotte sous-marine et on ne revit plus jamais Hylas. Nous vous laissons imaginer toutes les souffrances qu’il a dû endurer…
 
Me revient à l’esprit une blague… juste pour détendre l’atmosphère…
Alors que sa fille va sortir en boîte pour la première fois, un père se sent obliger de la prévenir des dures réalités de la vie avec les garçons. « Fais attention avec les garçons ! Tu vas en rencontrer un, qui va te baratiner pour t’emmener avec lui dans sa voiture. Là il te fera assoir à l’arrière où il s’allongera sur toi et déshonorera ta famille… Le lendemain matin le père impatient, la questionne sur sa soirée dès qu’elle se réveille. Tu avais raison papa, tout s’est passé comme tu me l’avais dit, le garçon m’a emmené dans sa voiture, m’a fait assoir à l’arrière, mais là c’est moi qui me suis allongée sur lui et c’est moi qui ai déshonoré sa famille… »
 

La grande vague féministe initiée par certaines affaires, étendrait-elle ses tentacules sur le monde de l’art ? Boris Vallejo, Frazetta et tous ceux qui aiment à dessiner des femmes qui pourraient être considérées comme lascives et soumises, auraient-ils des soucis à se faire ? Fini la drague, le charme, la séduction, nous vivons des temps de grande folie et ça ne va pas s’arranger. Après l’ouverture de la pêche à la truite, les pures et dures du MLF ont ouvert la chasse à l’homme.

Mais nous qui aimons la fantasy et les personnages de fiction créés par Edgar Rice Burroughs, savons depuis longtemps, que la femme est faite pour être "Reine" et commander, l’homme n’étant en fait qu’un exécutant, réduit aux tâches guerrières et de procréation (révisez vos classiques en relisant Tarzan, pas les premiers tomes). Donc, au final, comme le chantait si bien Eddy Mitchell, mesdames n’hésitez pas et « harcelez-moi, passez sur mon corps, …. ».

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